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Table-ronde autour de l'ouvrage "Sous ses pas naissent les fleurs, Goethe sur le chemin de l'islam" - Grande Mosquée de Paris

Dernière mise à jour : 8 mai 2024


Le samedi 4 mai nous avons eu le plaisir de discuter du cheminement spirituel de Goethe lors d'une table-ronde autour de l'ouvrage "Sous ses pas naissent les fleurs, Goethe sur le chemin de l'islam" organisée par l'association Convergence à la Grande Mosquée de Paris. Les intervenants, la traductrice Anaïs Massot, Farid Djebiha et Sami Abdessalem ont tout d'abord discuté du parcours de Goethe et de son intérêt pour l'islam qui transparait dans sa correspondance, ses écrits scientifiques, son théâtre et sa poésie.


Dans la première partie de la table-ronde, les intervenants ont souligné certaines similitudes avec des conversions intellectuelles parmi les premiers musulmans, ont mis en avant sa conception du divin entre immanence et transcendance, ainsi que sa vision positive du Prophète Muhammad. Dans une deuxième partie, ils ont exploré l'importance de la nature pour Goethe, son approche moniste, la place qu'il réservait à l'intuition dans la recherche du savoir, et sa volonté d'unir la démarche philosophie et scientifique selon le modèle antique. Ils ont également souligné la notion d'idée innée, assimilable à la notion de fitra dans l'islam, présente dans l'œuvre de Goethe, que cela soit dans ses poésies du Divan occidental-oriental ou dans sa pièce de théâtre Faust. Enfin, les intervenants ont analysé la soif d'universel du poète et sa volonté de surpasser les division entre l'Orient et l'Occident, illustrée entre autres par le poème suivant:



"Celui qui se connait lui-même et les autres

Reconnaitra aussi ceci

L'Orient et l'Occident

Ne peuvent plus être séparés.

(Pièces Posthumes, Le Divan, trad. d'Henri Lichtenberger, Gallimard, 1950, p. 199)



 
 
 

1 commentaire


Invité
il y a 7 jours

L'œuvre monumentale de Goethe, en particulier son Divan occidental-oriental, ne se contente pas d'établir un dialogue intellectuel avec l'Orient ; elle propose une véritable immersion dans une esthétique de la transcendance. Pour Goethe, l'Islam représentait une soumission harmonieuse aux lois de la nature et de la beauté, une vision qu'il exprimait souvent à travers le prisme des couleurs. Pour approfondir cet aspect visuel, il est possible de consulter cette page dédiée à l'harmonie chromatique.


La métaphysique du rouge dans la poésie soufie


Dans la pensée de Goethe, le rouge n’est pas une simple couleur, mais l’apogée du phénomène chromatique. Il l’appelle la « couleur des couleurs », car elle contient en elle-même toutes les autres tensions harmonisées. Cette approche rejoint…


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