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La presse en parle : Pourquoi il n’y a pas eu de Moyen Âge islamique

Dernière mise à jour : 30 juin 2023



« Procédant par ordre alphabétique, l’auteur dresse une liste impressionnante de preuves qu’à une époque où l’Europe occidentale n’en était encore qu’à ses balbutiements, le monde arabe possédait une culture florissante et présentait nombre des caractéristiques d’une civilisation moderne. »

Andreas Kilb, Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung


« Une lecture extrêmement stimulante, à la fois instructive et divertissante. »

Philipp Hufschmid, Neue Zürcher Zeitung


« Une réflexion intelligente, reposant sur des arguments originaux et dénuée de toute idéologie, sur l’Islam dans l’Antiquité tardive. » Georg Cavallar, Die Presse


« Il faut sans doute lire le brillant travail de Bauer comme une exhortation, adressée à l’Occident comme au monde musulman, à se souvenir des racines d’une culture commune. »

Konstantin Sakkas, SWR2


« Un livre à la fois extrêmement érudit et accessible, dont la thèse est étayée par une variété de références et par des connaissances pointues dans de nombreux domaines. » Johanna Grillmayer, ORF.at


« Un petit chef‑d’œuvre, concis, clair et un brin acerbe, qui contredit notre vision d’un islam “moyenâgeux” et “obsolète”. » Theology




« L’islam : une religion sans Moyen Âge


Il n’y a jamais eu de “Moyen Âge islamique” : c’est la thèse que défend l’auteur allemand Thomas Bauer, spécialiste de l’islam et du monde arabe, dans son dernier livre.

De manière générale, dans Pourquoi il n’y a pas eu de Moyen Âge islamique, Thomas Bauer cherche à remettre en question les perspectives traditionnelles. Il considère que la notion même de “Moyen Âge” est problématique, puisqu’elle fait d’ailleurs l’objet de critiques au sein de la communauté des historiens. Ils lui reprochent son caractère arbitraire, car cette fenêtre chronologique généralement admise, qui s’étend du Vème au XVème siècle, a été le théâtre de bien trop de ruptures et d’évolutions. De sorte qu’il “serait bien difficile aujourd’hui de trouver un historien qui soit convaincu que la période allant de 500 à 1500 constitue une seule et même période, relativement uniforme”, comme l'écrit Thomas Bauer. »

Johanna Grillmayer, ORF.at

« Thomas Bauer nous offre une lecture extrêmement stimulante, et nous lui donnons raison sur plusieurs points. Il est vrai que le concept de Moyen Âge, controversé depuis longtemps, s’applique mal à l’histoire de l’islam, et s’avère rarement utile de manière générale. À juste titre, l’auteur plaide également pour un découpage chronologique pertinent au-delà des frontières continentales. Enfin, il semble en effet plus cohérent d’établir des bornes chronologiques non plus en fonction d’évènements spectaculaires ponctuels, mais en se concentrant plutôt sur des évolutions déterminantes et de grande ampleur, définitives et durables. […] Cependant, ce découpage historique ne permet pas au spécialiste de l’islam de se débarrasser du concept de Moyen Âge. En effet, celui-ci est bien trop ancré et bien trop pratique, notamment en raison de son potentiel diffamatoire, que Bauer dénonce. Cela s’explique par l’image négative dont souffre le Moyen Âge : une période sombre de l’histoire, coincée entre l’Antiquité et la Renaissance. […] Toutefois, et c’est peut-être là leur plus grand intérêt, les bornes chronologiques ouvrent la voie à des discussions qui peuvent s’avérer instructives, écrit Bauer. Instructif et divertissant, voilà en tout cas deux adjectifs qui décrivent parfaitement à son livre. »

Philipp Hufschmid, Neue Zürcher Zeitung



« D’un point de vue méthodologique, il s’agirait d’appliquer une plus grande échelle, d’étudier les relations transcontinentales en comparant des mondes singuliers, dont les différences sont reconnues. La formation de grands empires, la diffusion des religions et le développement de vastes réseaux marchands, sont autant de grands marqueurs chronologiques. À cet égard, il est clair que l’islam, nouveau marqueur de l’histoire mondiale pour le millénaire en cours, jouera un rôle décisif. En effet, ce sont les souverains musulmans qui ont contrôlé le plus efficacement les échanges culturels et matériels au Proche et au Moyen‑Orient. Les médiévistes doivent relever ce nouveau défi : à l’avenir, quiconque s’intéressera à l’Europe entre 500 et 1500 devra, plus que jamais auparavant, se pencher sur des disciplines liées à d’autres régions du monde. Notamment, en plus des études islamiques, à l’indologie, à la sinologie et aux études africaines. »

Michael Borgolte, Frankfurter Allgemeine Zeitung


« En revanche, avec la modernisation de l’islam, cette tolérance pour l’ambiguïté a disparu. Et la modernité occidentale, qui en est responsable, a qualifié cet islam, pourtant ouvert à l’ambiguïté, de Moyen Âge. D’après Bauer, “Moyen Âge” désigne un état qui doit être surmonté, mais le terme lui-même doit être dépassé. Il ne correspond pas du tout à l’islam, et ne fait que mésestimer cette tolérance élevée à l’ambiguïté. C’est pourquoi Thomas Bauer substitue au concept de Moyen Âge celui de période prémoderne. »

Gunnar Hindrichs, Merkur





Le meilleur livre de sciences humaines


« […] Le prix WISSEN! est un peu différent de la plupart des prix littéraires. Ce sont des spécialistes qui tranchent, mais le vote du public compte aussi. Sur les 25 nominés, cinq livres ont été sélectionnés, parmi lesquels l’ouvrage polémique de Thomas Bauer, Pourquoi il n’y a pas eu de Moyen Âge islamique, a finalement tiré son épingle du jeu. Le montant de la récompense, qui s’élève à quarante mille euros, s’explique notamment par le fait qu’il s’agit du premier prix de ce type en Allemagne. Ce dernier permet de placer un grand point d’exclamation derrière un genre qui a enregistré des taux de croissance considérables ces derniers temps, contrairement à la tendance générale dans le domaine du livre. »

Frankfurter Allgemeine Zeitung, rubrique culturelle


« Il s’agissait de la première édition de ce prix, récemment crée par la wbg [maison d’édition allemande organisée comme une association économique]. Le fait qu’il ait été mentionné plus de 200 fois dans la presse prouve que nous avons réussi à le faire exister aux yeux du public. […] Il s’agit bel et bien d’un prix du public, car la sélection du lauréat dépend des 85 000 membres de notre association, ainsi que des libraires. Nous sommes donc très satisfaits de l’accueil qui lui a été réservé. […] Voilà précisément l’objectif du prix WISSEN! : diffuser des connaissances scientifiques, de manière accessible et passionnante. […] Nous devons encore nous améliorer, car les sciences humaines ont beaucoup à nous apprendre sur cette société, aujourd’hui plus que jamais. […] De plus, de récentes enquêtes menées sur la croissance de la non‑fiction démontrent que les 85 000 membres de l’association wbg et l’association des éditeurs et des libraires allemands tendent vers un même objectif : mettre la non-fiction à l’honneur, qu’elle soit davantage reconnue et fasse l’objet de l’attention des médias, du public et des libraires. »

Börsenblatt Online, entretien avec Dirk Beenken et Tom Erben.


 








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