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La presse en parle : Femmes musulmanes : ont-elles besoin d’être sauvées ?

Dernière mise à jour : 17 nov. 2023



Disponible à partir du 15 novembre

Un livre magnifique [...]. C’est un récit captivant écrit par une universitaire qui a passé de nombreuses années à observer les femmes au Moyen-Orient et en Occident, et qui porte habilement plusieurs casquettes en tant qu’anthropologue et professeure d’études féministes. Abu-Lughod fait preuve d’une écoute remarquable et d’un grand talent d’observation de la vie quotidienne. Elle comprend les luttes, les joies et les jalousies des femmes du Moyen-Orient et s’intéresse aux histoires qui ne font pas la une des journaux. Refusant de traiter les femmes musulmanes comme une catégorie, elle se concentre sur les nuances et les complexités. Là où d’autres voient une masse indifférenciée d’individus, elle voit de vraies femmes avec de vraies histoires [...]. Il y a des islams, tout comme il y a des judaïsmes, des christianismes et des hindouismes. Nous devons mettre le mot au pluriel pour comprendre la grande variété des pratiques et des relations de pouvoir. C’est précisément ce qu’accomplit l’ouvrage d’Abu-Lughod Femmes musulmanes: ont-elles besoin d’être sauvées ? à travers son approche captivante. -

Elif Shafak, Literary Review


Chaque page contient une nouvelle riposte aux explications stéréotypées culturelles ou religieuses de l’oppression des femmes [...]. Femmes musulmanes : ont-elles besoin d’être sauvées ? est le résultat de nombreuses années de réflexion sur les débats féministes contemporains dans les régions en voie de développement [...]. Dans ce débat explosif, Lila Abu-Lughod rappelle fréquemment à ses lecteurs qu’elle écrit « en tant qu’anthropologue ». En tant que telle, elle n’offre pas de remède miracle à la souffrance féminine dans le monde ; elle ne tolère pas non plus le haussement d’épaules qui relègue les injustices lointaines à « une question de culture ». Elle offre plutôt une injonction à regarder et à écouter attentivement la souffrance chez nous ainsi bien que dans le reste du monde, et à examiner « nos propres responsabilités par rapport aux situations dans lesquelles se retrouvent d’autres personnes dans des endroits éloignés. »

Nabeelah Jaffer, Times Literary Supplement


Sauver les femmes musulmanes est désormais une entreprise mondiale dans laquelle les participants sont à la fois musulmans et non-musulmans. Le livre de Lila Abu-Lughod est une réflexion critique sur cette industrie florissante, ses représentants, ses représentations et sa bureaucratie [...]. Abu-Lughod parvient à exposer plusieurs mythes qui s’obstinent à persister. Elle évalue de manière critique le grand nombre de représentations sensationnalistes de femmes, écrites par des musulmans et d’autres, sur la répression générale dans un « Islamistan » imaginaire. Elle suit la trace du féminisme mondial dans la vaste bureaucratie, les institutions et les organisations non-gouvernementales qui ont émergé depuis les années 1990, prétendant toutes sauver les femmes musulmanes [...]. Son intérêt pour l’analyse de la manière dont les femmes musulmanes vivent la liberté, les droits et les contraintes apporte une perspective nécessaire [...]. Elle offre une vision panoramique des multiples expériences des femmes dans leurs propres contextes, rejetant ainsi les généralisations hâtives selon lesquelles ces femmes seraient une masse opprimée homogène. Elle nous exhorte à examiner les contextes façonnés par la politique mondiale, le capital international et les institutions étatiques modernes qui contribuent à transformer la famille et la communauté. Abu-Lughod nous rappelle que les droits peuvent être universels mais qu’ils sont avant tout des projets délimités par des contextes politiques, des institutions et des langues [...]. Ce livre est destiné à bousculer les convictions de ceux qui se préoccupent de sauver les femmes musulmanes. Beaucoup le trouveront choquant pour sa critique sans compromis des récentes croisades morales, tandis que les lecteurs attentifs y trouveront sans doute suffisamment de munitions pour déconstruire des projets qui peuvent sembler valoir la peine d’être poursuivis, mais qui ne sont finalement pas aussi axés qu’ils n’y paraissent sur l’amélioration de la vie des femmes dans des régions lointaines. Abu-Lughod dissout les frontières géographiques, expose les limites de la moralité mondiale et déconstruit le contexte de pouvoir international qui permet aux femmes musulmanes de rester cet autre, éloigné et sans voix, en attente d’intervention extérieure. Elle nous invite à réfléchir non seulement aux représentations dominantes de la femme musulmane en images et en paroles, mais aussi à notre propre engagement avec l’autre, qui s’est toujours déroulé dans un contexte inégalitaire.

Madawi Al-Rasheed, Times Higher Education


Il y a une dimension éthique dans l’attention qu’Abu-Lughod porte aux particularités et aux complexités de la différence entre les femmes de différents pays, milieux sociaux et cultures, et même au sein des cultures, elle est toujours à l’écoute des différences provoquées par la classe sociale et le milieu économique [...]. À travers sa déconstruction approfondie des nouvelles croisades morales provoquées par une sorte d’« orientalisme genré » dans les mémoires à sensation rédigés par des « initiées », c’est-à-dire des femmes musulmanes qui ont jeté leurs chaînes ou qui ont déchiré leurs voiles et se sont enfuies de leur maisons musulmanes oppressives afin d’adopter le même genre de vie qu’une certaine classe de femmes occidentales dans les zones urbaines, Abu-Lughod s’attaque à l’hypocrisie perfide de la classe apparemment cultivée et bien éduquée des Occidentaux progressistes.

Subashini Navaratnam, PopMatters


Certains des passages les plus intéressants de l’ouvrage Femmes musulmanes : ont-elles besoin d’être sauvées ? examinent l’obsession autour de la contrainte qui oppose les perceptions des femmes musulmanes aux idéaux de liberté et d’autonomie des Lumières. Cette recherche est liée aux travaux théoriques de Wendy Brown, Judith Butler et Saba Mahmood [...]. Si elle n’est pas la seule à critiquer le stéréotype banal de la femme musulmane misérable, Abu-Lughod apporte de nouvelles observations rafraîchissantes à ce terrain bien foulé [...]. Abu-Lughod suggère de manière provocante que le féminisme américain partage avec des objectifs impériaux plus anciens l’impératif politique de voir les femmes musulmanes comme particulièrement opprimées [...]. Ce livre rend un grand service à ceux d’entre nous qui cherchent depuis longtemps une ressource à recommander afin d’expliquer pourquoi les femmes musulmanes n’ont pas besoin d’être sauvées. Persuasive, généreuse et perspicace, Abu-Lughod nous demande de nous munir de notre analyse minutieuse, de notre autoréflexion critique, et de notre reconnaissance constante de notre humanité commune mais exprimée de diverses manières.

Leti Volpp, Public Books


La principale force du livre est sa déconstruction habile de la signification symbolique d’une série de « croisades morales » de grande envergure impliquant des femmes musulmanes qui ont capturé l’imagination mondiale. Abu-Lughod souligne comment les conditions les plus élémentaires de la vie de ces femmes sont déterminées par des forces politiques qui sont souvent d’origine nationale ou même internationale, même si elles sont des effets locaux [...]. Elle soutient que des concepts tels que « l’oppression », « le choix » et la « liberté » sont des instruments imprécis pour saisir les dynamiques et la qualité de la vie des femmes musulmanes dans ces lieux. En plus de révéler de telles caractérisations comme trop simplistes, Abu-Lughod analyse également la politique et l’éthique de la circulation internationale des discours sur « la femme musulmane opprimée ». Elle montre, par exemple, comment les débats sur le voile et les discussions sur les crimes d’honneur se déploient comme des projets politiques du XXIe siècle. Elle écrit avec passion sur la manière salace et voyeuriste dont ces crimes sont enregistrés, demandant ostensiblement pourquoi la connaissance de la « culture » est considérée comme plus importante que l’exploration de l’histoire du développement des régimes répressifs dans la région. De même, elle souligne le lien entre ces discours et des politiques d’immigration xénophobes en Occident. Elle met en garde contre les risques encourus par ces discours « sauveurs » polarisants dans lesquels le féminisme et même la laïcité ne sont considérés que comme des concepts occidentaux [...]. Ce livre représente une intervention nécessaire quoique inconfortable pour ceux qui répondent sans discernement aux divers appels à sauver les femmes musulmanes [...]. Le livre d’Abu-Lughod fournit une déconstruction bien documentée et dans un style accessible des explications culturalistes simplistes des phénomènes qui concernent les femmes musulmanes dans leur diversité. Tout comme d’autres féministes postcoloniales telles que Mohanty et Narayan, son approche représente un outil analytique fort utile pour explorer les controverses contemporaines sur les expériences des femmes musulmanes ainsi que des femmes en général dans toute leur complexité.

Naaz Rashid, LSE Review of Books


Une analyse perspicace de l’impulsion occidentale à sauver les femmes musulmanes opprimées et des enjeux politiques, juridiques et culturels qui sont en jeu. -Marc Lynch, blog du Washington Post

L’une des grandes réussites du livre est de présenter aux lecteurs des exemples concrets de femmes qui expliquent leurs actions et justifient leurs choix, au lieu d’être des victimes caricaturées à plaindre, attendant d’être sauvées par des individus éclairés.

Joan W. Scott, Journal of Middle East Women’s Studies


Dans une prose accessible et lucide, Abu-Lughod explique comment les mémoires à sensation, ou « pulp nonfiction », ont perpétué les stéréotypes et fait des femmes musulmanes le symbole d’une culture étrangère. L’auteur souligne objectivement l’hypocrisie du féminisme colonial, comment un programme politique clair apparaît souvent derrière la libération des « femmes couvertes », et comment le rôle des États-Unis est souvent occulté. Les femmes présentées ici voient leur foi musulmane comme une source de force pour combattre l’injustice, et non comme la cause de celle-ci. Elles ne demandent pas à être sauvées de leur religion, affirme l’auteur, mais du système juridique discriminatoire, de la pauvreté, des traditions familiales patriarcales dépassées et des contrôles aux frontières qui continuent d’entraver leur liberté. Bien qu’elle n’offre pas de solution facile, l’auteure recommande l’observation plutôt que les croisades morales, en déclarant : « Toute personne sérieusement intéressée par les droits des femmes musulmanes doit les suivre dans leurs déplacements. » Ce livre est un excellent point de départ.

Publishers Weekly


Retraçant les liens entre les groupes de défense des droits de l’homme et les ONG féministes internationales, la philosophie et l’anthropologie, les mémoires les plus vendus de femmes musulmanes et les récits de fiction émoustillants sur la souffrance des femmes musulmanes, Abu-Lughod soutient que la perception occidentale des femmes musulmanes comme ayant besoin d’être sauvées est façonnée par une confluence de forces puissantes. Argumenté de manière incisive et souvent très critique, le livre d’Abu-Lughod - qui suscitera sûrement des débats - est une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse aux droits des femmes dans le monde musulman.

Leila Ahmed, auteure de "A Quiet Revolution: The Veil’s Resurgence from the Middle East to America"


Dans cet argument passionné, bien articulé et engageant, Lila Abu-Lughod décrit comment l’islam s’est transformé en une géographie homogénéisée du « là-bas » et comment ses femmes, aussi différentes que diverses, sont devenues une excuse pour les interventions politiques et militaires. Au lieu d’arguments simplistes qui sont brandis sur la scène mondiale, ce livre nous encourage à poser des questions plus importantes : qui sont les sauveurs des femmes musulmanes et comment ont-ils acquis le droit d’être des sauveurs ? Chaque individu sensé devrait lire ce livre.

Urvashi Butalia, auteure de "The Other Side of Silence: Voices from the Partition of India"


C’est un défi provocateur et astucieux à l’idée reçue de notre époque selon laquelle les femmes musulmanes doivent être sauvées par l’Occident libéré. Abu-Lughod offre non seulement une critique perspicace des remèdes offerts pour lutter contre la violence envers les femmes musulmanes, mais nous aide également à voir leur vie différemment. Nous sommes forcés de confronter l’humanité partagée entre « eux » et « nous », ce qui est à la fois troublant et instructif. À lire absolument pour ceux qui restent sceptiques quant aux campagnes si populaires qui clament : « sauvons la femme musulmane ».

Saba Mahmood, auteure de "Politique de la piété. Le féminisme à l'épreuve du renouveau islamique"


Personne n'est plus qualifiée que Lila Abu-Lughod pour répondre aux questions difficiles sur les femmes musulmanes et leur représentation dans les médias mondiaux. Ses réponses bousculent certaines hypothèses fondamentales aussi bien à gauche qu’à droite de l’échiquier politique et soulèvent de nouvelles questions. Ce livre nous persuade d’envisager des façons nouvelles et plus productives de penser et d’agir.

Mahmood Mamdani, auteur de "Saviors and Survivors: Darfur, Politics, and the War on Terror "


Lila Abu-Lughod analyse les nombreux facteurs qui peuvent s’associer pour rendre une femme malheureuse dans une société musulmane : un père violent, un mari distant, de mauvaises décisions personnelles et des codes de conduite restrictifs, certainement, mais aussi la pauvreté, le néolibéralisme, les ONG politisées, la guerre et l’occupation. Son livre raconte des histoires plus vastes et transnationales, réunissant des militants, des éditeurs et des femmes du monde entier.

Elora Shehabuddin, auteure de "Reshaping the Holy : Democracy, Development, and Muslim Women in Bangladesh"




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